Qu’est-ce que la surcharge cognitive ?

La surcharge cognitive est représentative d’un cerveau surchargé d’informations. Débordé, il ne peut plus fonctionner correctement, il ne peux plus “réfléchir” de manière correcte. Il aura des difficultés à structurer la pensée et à procéder à l’organisation et à la classification des idées.

Qui peut être concerné par la surcharge cognitive ?

Tout le monde ! Apprenants, enfants, adolescents, jeunes adultes, adultes, personnes âgées. Femmes et hommes. Tous les individus peuvent être, un jour, confrontés à une surcharge cognitive. Les mères de famille sont souvent préposées à la “charge mentale”, le fait de devoir penser à tout et tout le temps, cette “charge mentale” peut alors se transformer en surcharge cognitive. Les enfants et les apprenants de manière générale, porteurs de troubles des apprentissages, les DYS (dyslexiques, dysorthographiques, dyscalculiques, …), les TDA/H (troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité), sont sujets à la surcharge cognitive.

 

Comment se manifeste-t-elle ?

Voici un extrait du site www.dys-positif.fr qui explique très simplement le processus d’une surcharge cognitive en citant également des exemples :

“Lorsque l’on doit exécuter une tâche, les informations nécessaires à son accomplissement sont reçues et traitées par le cerveau. Les éléments les plus importants seront, par la suite, retenus dans la mémoire à long terme pour une éventuelle utilisation future. Mais les choses ne se passent pas toujours ainsi.

Notre mémoire de travail ne peut gérer que 3 ou 4 informations simultanément. Lorsqu’elle en reçoit plusieurs à la fois, le cerveau est submergé par le flux de renseignements qu’il reçoit, la charge cognitive est alors trop importante pour qu’ils soient traités efficacement : cela aboutit presque toujours par l’échec de la tâche et par une mémorisation déficiente dans la mémoire à long terme.

Il y a donc surcharge cognitive lorsque le cerveau est amené à exécuter deux tâches au même moment comme répondre au téléphone au volant, manger en travaillant, faire ses devoirs en regardant la télé, etc. Le résultat est presque le même : soit l’une des tâches est lésée au profit de l’autre, soit il y a retard de traitements. Dans ce dernier cas, les conséquentes peuvent être non-négligeables : une mauvaise concentration sur la route et donc, risque élevé d’accidents.”

Comment éviter la surcharge cognitive ?

C’est assez simple si l’on est pas porteur de troubles cognitifs en fait. Avec un cerveau qui ne porterai aucune lésion, l’individu à tout intérêt à se concentrer sur une seule et unique tâche. Ne pas les multiplier pour rester efficace.

La mémoire, où plutôt, les mémoires fonctionnent entre elles de manière à comprendre l’information, à la traiter, à la stocker puis à la récupérer. En neurosciences on parle :

  1. d’encodage (mémoire de travail)
  2. de stockage (passage de la mémoire de travail à la mémoire à long terme)
  3. de récupération (on va chercher l’information dans la mémoire à long terme)

Si l’information est mal encodée, elle sera mal stockée ou pas stockée du tout, la récupération de l’information sera donc laborieuse, voire inexistante et le processus d’encodage devra recommencer depuis le début. Vous perdrez du temps car il vous faudra à chaque fois recommencer ce que vous aviez déjà fait précédemment sans l’avoir retenu.

Si vous aidiez votre cerveau à mieux encoder ? Pour ce faire, privilégiez la compréhension et le traitement d’une seule information, en favorisant plusieurs entrées (visuelles, auditives, kinesthésiques, …) afin de mieux encoder, puis de bien stocker, et enfin de pouvoir être en mesure de récupérer l’information.

Si vous avez des questions vis à vis de ce sujet, n’hésitez pas à poster vos commentaires ou à m’envoyer un message.